la Rivière Salée

La Basse-Terre et la Grande-Terre, accolées en forme de papillon, sont séparées par un bras de mer de cinq kilomètres de longueur et n’excédant pas 200 m de large appelé « la Rivière salée ».

Deux ponts enjambent la rivière, l’un au sud à l’entrée de la rivière, le pont de la Gabarre (N1), l’autre plus au nord , le pont de l’alliance (N11) : les deux ponts s’ouvrent tous les jours pour laisser passer les voiliers.

Au premier plan (ancien pont devenu piéton) et le pont de la Gabarre au fond

La Rivière Salée est entourée par une mangrove et fait communiquer deux baies, le Grand Cul-de-sac marin au nord et du Petit Cul-de-sac marin au sud : pour les navigateurs, le passage par la rivière Salée permet d’éviter le contournement de la Basse-Terre par le sud et la remontée du Canal des Saintes (une portion de la mer des Caraïbes située entre la Basse-Terre et l’archipel des îles des Saintes, chemin privilégié des bateaux de tourisme et des navires de cabotage entre Basse-Terre et Pointe-à-Pitre et point de passage obligé lors des épreuves de la Route du Rhum) souvent difficile contre le vent.

La rivière est intégralement balisée ainsi que les accès dans le petit Cul-de-sac et le grand Cul-de-sac marin.


La mangrove

mangrove de la Rivière Salée

La mangrove est un écosystème marécageux principalement composé de végétaux ligneux capables de s’adapter à un milieu très salin, à un sol faiblement oxygéné et aux changements dus à la houle : cette adaptation est possible grâce à des racines imperméables qui filtrent jusqu’à 97% du sel et qui, en développant un système complexe de racines échasses peuvent récupérer l’oxygène au dessus du sol.

En Guadeloupe, la mangrove se situe sur les rivages de la Rivière Salée, dans le Grand Cul de Sac Marin et sur les côtes entre les villes de Sainte Rose et Petit Canal.

Carte des mangroves guadeloupéenne

Une mangrove offre des services uniques en Guadeloupe en plus d’avoir le mérite d’exister, (c’est à dire de créer un environnement riche propice à l’observation), ce sont des remparts contre les tsunamis et contre les ouragans, et en Guadeloupe, on a bien besoin de ces éléments naturels qui permettent une résilience écologique, c’est à dire qu’en acceptant dans ses racines immergées une partie de l’énergie des vagues surpuissantes des cyclones, les mangroves protègent les terres et permettent à l’environnement de se remettre plus rapidement après un passage de tempêtes.

Elles jouent un rôle que les parois bétonnées des hôtels n’offriront jamais.

La mangrove de Guadeloupe a également un rôle chimique (elle fertilise les herbiers) et écologique (en consommant les phosphores, elle permet la vie des juvéniles, c’est également un excellent habitant protégé pour les espèces fragiles)

Aller visiter la mangrove, c’est découvrir un aspect préservé de la géographie naturelle de la Guadeloupe, une flore et une faune originale mais… fragile. Il faut donc éviter tout risque d’endommager ces lieux, de les détruire à coup d’hélices ou d’ancres mal placées. Il existe des professionnels du tourisme qui proposent aux voyageurs de visiter la mangrove de Guadeloupe (3700 hectares sur 8000 sont protégés, 80% de la mangrove guadeloupéenne se situe dans le Grand Cul de Sac Marin de Guadeloupe) en se déplaçant en kayak ou en bateaux à l’intérieur de ces espaces aujourd’hui « protégés ».


Photos prises lors de la traversée de la Rivière salée :


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